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Les agents du Vaucluse étaient en grève à 27,92% le 14 juin, plus gros chiffre de la DGFIP après l’Ardèche. La mobilisation a été impressionnante en SPF (60% de grèvistes) et en SIE (plus de 51%). Six postes étaient fermés.
Une cinquantaine d’agents a bloqué pendant une heure trente l’entrée de la cité administrative à Avignon. La direction n’a pas trouvé mieux, en réponse, que d’ouvrir le portail du Cours Jean Jaures ! La mise en place des mesures liées à l’état d’urgence sont donc à géométrie variable. Il y avait plus de soixante collègues, dont plusieurs venus de Cavaillon, Orange, Carpentras et Apt dans la manifestation qui a suivi. Il n’y en avait pas eu autant depuis les gros mouvements sur les retraites.
Cela montre la prise de conscience dans le département de la nocivité de la loi travail , mais c’est également le signe du fort mécontentement sur les sujets propres à la DGFIP et confirme le refus des suppressions d’emplois et des restructurations à la hache dont nous sommes victimes. Nous saurons faire passer le message au nouveau directeur et le mettrons devant ses responsabilités dès son arrivée.
C’est aussi du, il faut le souligner, au bon fonctionnement de l’intersyndicale dans le département. Les militants de solidaires ont su braver les consignes de leur bureau national et mettre toutes leurs forces dans cette bataille.
Il faut bien sûr dès à présent envisager la suite. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a rencontré vendredi la ministre du travail. Malgré le succès de cette journée, le gouvernement reste sur ses positions. Pire, il tente de dangereux rapprochement entre les manifestants et les casseurs et envisage carrément d’interdire les prochaines manifestations.
A la DGFIP les mobilisations doivent continuer cet été et s’amplifier à la rentrée. La CGT sollicitera l’intersyndicale pour que nous retournions le plus vite possible sur le terrain pour envisager avec vous les suites possibles. Quelque chose est en train de bouger à la DGFIP et nous devons contribuer à la contagion de ce mouvement.
Dans les prochains jours, nous allons nous concentrer sur le combat pour différer la fermeture de la trésorerie de Gordes, et plus généralement, sensibiliser les élus locaux à la désertification en cours à la DGFIP. Une réunion aura lieu à la mairie de Gordes, à l’initiative de la CGT, en présence du président du conseil départemental, pour envisager des actions concertées personnels/élus.
Nous continuerons également à recueillir les fiches d’alerte dans les services qui ne les ont encore pas rédigées pour pouvoir convoquer un comité technique local après l’arrivée du nouveau directeur, de manière a lui dresser un état des lieux des services du département et à exiger des propositions de solutions.
Article publié le 20 juin 2016.