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ARTT,CONGÉS,LE RACKET

Les fonctionnaires de l’Etat ayant bénéficié d’autorisation spéciale d’absence (ASA) pourront se voir imposer des jours ARTT ou de congé en vertu d’une ordonnance présentée ce mercredi également en Conseil des ministres.
Au total, cinq jours de RTT seraient décomptés pour ces agents dont la rémunération est maintenue et qui auront été arrêtés pendant le premier mois de confinement (16 mars au 16 avril). La prise de cinq jours de congé ou de RTT pourra aussi être imposée d’ici à la fin du confinement, soit un total de 10 jours ARRT ou congés sur la période de confinement (pro-ratisés pour les collègues en temps partiels)

La possibilité pour les chefs de service d’imposer jusqu’à cinq jours de congé ou RTT à des agents en télétravail est aussi prévue par l’ordonnance. Sachant que les congés demandés et pris par les fonctionnaires de l’Etat depuis le 17 mars seront déduits de ces jours imposés.
Le gouvernement profite de cette période de crise pour revenir sur les droits aux congés des salariés : quelle bassesse et irresponsabilité !

Bassesse : le télétravail était désormais, depuis lundi 16 mars, la modalité d’organisation du travail de droit commun. Rappelons que les autorisations d’absence étaient prévues en cas d’impossibilité de télétravail : l’agent est placé par son employeur en autorisation spéciale d’absence (ASA).
La CGT Finances a donc rappelé que le télétravail n’est pas un mode de garde des enfants (d’autant moins qu’il faut faire l’école à la maison), mais un mode de travail à distance. En cas de garde d’enfants, la règle doit donc être l’autorisation d’absence (ASA).
Aujourd’hui, nos ministres considèrent donc qu’il s’agissait de congés : tous les parents mobilisés ces dernières semaines apprécieront...

Irresponsabilité : A n’en pas douter, le gouvernement cherche à mettre la pression pour que des collègues prennent le risque d’aller travailler en présentiel alors même que l’épidémie n’est pas terminée, que les hôpitaux sont saturés.

Article publié le 16 avril 2020.


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